Aston Martin & Honda : Adrian Newey monte au créneau face aux doutes moteurs
Le nouveau chapitre technique qui s'ouvre entre Aston Martin et Honda suscite déjà de vifs débats dans le paddock. Alors que des rumeurs persistantes évoquent des secousses en coulisses et une possible remise en question de ce partenariat à long terme, Adrian Newey a tenu à désamorcer la crise naissante en affichant une confiance absolue envers le motoriste japonais.
Des débuts sous haute tension
L'intégration de Honda comme motoriste officiel d'Aston Martin ne se fait pas sans heurts. Entre problèmes de fiabilité, vibrations parasites et un déficit global de performance, la structure de Silverstone traverse une zone de turbulences. Les spéculations sont allées bon train, suggérant même que Lawrence Stroll aurait tâté le terrain auprès d'autres partenaires. Une récente visite du grand patron à la base de Sakura a d'ailleurs alimenté les discussions, même si Adrian Newey tempère en précisant qu'il s'agissait d'une réunion managériale planifiée de longue date et non d'une cellule de crise.
Le constat lucide mais optimiste de Newey
Présent à Austin, le légendaire ingénieur britannique n'a pas caché que la situation actuelle exigeait beaucoup d'efforts. Il a reconnu que Honda accusait aujourd'hui un certain retard si l'on compare cette entame à la dynamique qui s'était installée avec Red Bull en 2019. Pour Newey, il faut toutefois savoir raison garder : en 2019, Honda entamait sa cinquième campagne depuis son retour dans la discipline en 2015, alors qu'il s'agit ici de leur première véritable année de reprise opérationnelle avec cette nouvelle configuration.
Bien qu'il admette une pointe de déception partagée au sein même de la firme nippone quant à la vitesse de progression, le designer estime que cette奧adversité ne fait que décupler la motivation collective. Il rappelle l'historique glorieux de Honda et sa capacité éprouvée à surmonter les obstacles pour concevoir des mécaniques dominantes.
Une responsabilité partagée à Silverstone
Du côté de la direction de l'écurie, Mike Krack appelle également à la prudence avant de pointer du doigt le seul bloc propulseur. Le directeur luxembourgeois souligne la complexité des monoplaces actuelles, expliquant que les frontières entre un pur problème de comportement châssis et une anomalie liée au groupe motopropulseur sont souvent extrêmement poreuses lors des analyses de données.
Cette volonté de faire front commun est partagée par Shintaro Orihara. Le responsable de Honda en bord de piste, qui célébrait le cap symbolique du 500e Grand Prix de la marque au Texas, concède que le tableau comptable actuel est insuffisant. Il insiste cependant sur l'ADN de résilience de l'entreprise, habituée à transformer les périodes de vaches maigres en succès futurs.
Face aux défis techniques de la réglementation, l'alliance Aston Martin-Honda choisit la méthode Coué : faire le dos rond, travailler main dans la main et capitaliser sur l'expertise d'un Adrian Newey plus impliqué que jamais pour inverser la tendance.